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Portrait – Emma DAVEZAC (entraîneur TMFC), parcours d’une coach promise au gotha du foot féminin haut-garonnais

Après une période faste avec l’AS Portet, Emma Davezac s’est engagée cet été avec un nouveau club, le TMFC. Ayant goûté aux joies et aux difficultés de la D2, cette passionnée de football ne verrait pas d’un mauvais œil de se hisser un nouveau club haut-garonnais à pareil niveau ! (Par Le Lensois)

Des personnes sont nées avec un ballon entre les pieds. C’est un peu le cas d’Emma, elle y était prédestinée. Il ne lui manquait plus que le maillot historique des Verts en 1976. « Ma mère, deux de mes tantes et mon grand-père ont tous joué à L’Isle Jourdain. Ce dernier a même joué jusqu’à 62 ans. On l’appelait papy foot » raconte-t-elle. Alors quand sa mère arrête le football lorsqu’elle est enceinte d’Emma, cette dernière récupère cette fibre foot avant même de naître. Très vite, elle chausse à son tour les crampons et foule les terrains de foot à L’Isle Jourdain avec les garçons. « J’ai dû arrêter car à l’époque, on ne pouvait pas jouer en mixité à partir des benjamins. Il n’y avait pas de section féminine dans le Gers, la plus rapprochée était Colomiers » regrette-t-elle. Emma Davezac range alors ses crampons au placard pour prendre en main la raquette de tennis pour quelques années. Mais le ballon lui revient entre les jambes à son entrée à la fac, puis au club du Mirail. Elle va ensuite enchaîner trois ans à Saint-Simon après leur fusion avec le Mirail, puis Muret. C’est ici que tout change. « À 26 ans, je me suis faite opérer du genou et j’ai dû arrêter ma carrière de joueuse » se remémore la nouvelle coache du TMFC.
On peut alors penser que le monde s’écroule pour Emma, mais c’est mal connaître cette battante. Sa carrière s’arrête brutalement mais elle ne va pour autant pas lâcher sa passion pour le monde du ballon rond. « On m’a proposé d’être coach, j’ai pris d’abord l’équipe 3 des seniors féminines puis l’équipe réserve avec laquelle nous sommes montés jusqu’en DH » narre-t-elle. Avec les Muretaines, coach Davezac fait ses gammes et apprend à mener une équipe à la victoire. Cet apprentissage ne la quittera jamais plus.

Atteindre les sommets, avant un nouveau projet

Emma a très vite pris ses calepins d’entraîneur. (crédit: Marie MK)

Cette rage de la gagne, Emma va l’apporter au club de Portet. Au commencement, « il n’y avait rien du tout » se remémore ce bout de femme. Il n’en fallait pas plus pour séduire son goût de l’aventure. Elle est également séduite par la gniac du président portésien de l’époque, Gérard Montariol. « Il faisait même la touche pour m’aider » explique-t-elle. C’est de cette envie que naît le projet Portet féminines, dix ans après un premier essai sabordé. Peu à peu, Emma et ses dirigeants vont construire une épopée référence pour le football féminin haut-garonnais. « Au bout de trois ans, nous étions champions de Division d’Honneur ». La suite tout le monde la connaît, le club accède en D2 sur tapis vert suite aux soucis avec Orvault et la préparation en pâtit avec un retour en Régional 1 en mai dernier. Comment en seulement trois ans, une poignée de personnes ont réussi à partir de rien pour monter un projet référence et s’élever au deuxième échelon national du football féminin ? Pour Emma Davezac, ça ne faut aucune illusion. « C’est la foi et la détermination qui ont rendu cela possible. Nous avons recruté les personnes qu’il fallait au bon moment. Le président Montariol a mis tous les moyens en place et derrière, quand Nicolas Bayod a repris, il a mis des primes en place et de nouveaux moyens pour pouvoir évoluer dans les meilleures conditions et atteindre ce niveau-là ». Même si elle ne tirera pas la couverture à soi, Emma Davezac y est également pour beaucoup. Tel Aimé Jacquet dans les vestiaires du Stade de France face à la Croatie un certain été 1998, elle fait preuve de fermeté, et d’engouement dans ses discours pour motiver ses troupes et leur insuffler sa soif de la gagne.
Aujourd’hui, Emma a tourné la page de l’ASPCR en s’engageant avec Toulouse Métropole. Elle s’offre un nouveau challenge dans lequel elle souhaite une nouvelle fois mettre en place sa philosophie de jeu et insuffler à son nouveau vestiaire sa rage de vaincre. « Moi je défends davantage un jeu de possession en jouant court et dans les intervalles, un peu à l’espagnole. Mon grand-père était d’origine espagnole » conclut-elle. Autant dire que la boucle est bouclée.

Par Le Lensois

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